samedi 22 novembre 2008

Astuces pour l'Approche des interlocuteurs culturels

1.Une bonne communication, un préalable indispensable pour l’élaboration de tout projet …

Vous devrez :
• Contacter un intervenant rapidement et le convaincre de vous accorder un rendez vous.
• Rencontrer un sponsor et le convaincre de vous soutenir.
• Animer un débat, une conférence et y faire des interventions intelligentes.
Mais aussi … :
• Apprendre à bien exprimer vos idées, faire partager votre point de vue, argumenter pour amener une décision en votre faveur.
• Avoir des astuces pour éviter les conflits de communication que vous rencontrerez dans vos relations professionnelles, ou familiales…
• Apprendre à créer des relations de qualité avec les personnes que vous allez contacter, qui a priori n’ont ni de temps à leur consacrer, ni d’intérêt particulier à leur rendre service.
• Donner une image positive de l’école aux personnes qui vont être contactés par les étudiants.
• Présenter les « trucs et astuces » pour animer un débat/ une table ronde, & pour être un auditoire intelligent.
- Comment séduire, gagner le cœur et la sympathie d’un intervenant, comment le mettre à l’aise et le faire parler de manière intéressante.

2. Définitions & Règles de Bases :

Qu'est-ce que la communication ?

1.Une émission de message ;
2.Une Réception de message ;
3.À un moment donné ;
4.Dans un lieu donné.


Exemples de communication:
• Je te donne oralement une information que tu écoutes.
• Je te parle de travail alors que tu penses à des soucis personnels.
• Je t’écris un mot maintenant que tu lis plus tard.
• Au café, je te racontes mes problèmes personnels.
• Au travail, je te parle pendant 30 mn de mes enfants.
• Je te parles de problèmes professionnels importants et compliqués à régler, en fin de journée, à 19H00 alors que l’on est fatigué, et la famille nous attend.


Constats préliminaires :

• La communication orale : 50 % des formes de communications humaines (le reste étant la communication écrite, visuelle, tactile, olfactive…, le SOURIRE).
• Dans l’entreprise et dans la vie, 50% des problèmes à gérer proviennent d’une communication orale non optimale (le reste consistant en des difficultés techniques, commerciales, juridiques, DES REALITES A AFFRONTER… ).
• Pour réussir les projets que l’on entreprend (embauche, travail, couples, amitiés, carrière, famille), nous devons savoir atteindre le cœur de nos interlocuteurs pour gagner leur sympathie, leur affection, en un mot les séduire, pour qu’ils répondent favorablement à nos requêtes.(vs Piston).
- D’où l’importance de bien maitriser les techniques de communication orale.

Objectifs :

- Maîtriser les techniques de communication orale permet de:
• Maximiser ses chances de réussir ce que l’on entreprend avec les autres,
• Transmettre son message le plus clairement et le plus rapidement possible
• Gérer au mieux, dans le temps, la relation aux autres, en apprenant à gérer les incidents de parcours.

Que faire pour qu'une communication soit réussie ?

Il faut :
1. Structurer le message émis (30%)
2. Être en posture, en état d’écouter / de recevoir le message (50%)
3. Choisir le bon endroit (10%)
4. Choisir le bon moment (10%)

Une mauvaise communication, est très souvent due à une mauvaise écoute

A RETENIR IMPERATIVEMENT

1. Comment mieux écouter ?

1. Je fais l’effort de me concentrer sur ce qu’on me dit sans chercher à répondre.
2. Se donner quelques secondes de réflexions entre les échanges pour nous permettre de réfléchir à bien présenter sa réponse.
3. Je fais l’effort de me mettre à la place de mon interlocuteur pour comprendre son point de vue, et la situation dans laquelle il se trouve, POUR bien lui répondre.
4. Quand quelqu’un me parle, je réussis à évacuer les pensées qui me traversent l’esprit à ce moment-là.
5. J’accepte que l’avis et les paroles de l’autre puissent m’influencer, et que je puisse changer d’avis.

2. Comment mieux formuler votre message ?

• Vous assurer que vous avez bien compris ce que dit votre interlocuteur, ce qu’il demande précisément, en posant des questions.
• En prenant le temps d’intégrer ses informations dans votre réflexion
• Prendre le temps de construire la réponse dans sa tête avant de la prononcer
• Démontrer par étape en s’assurant à chaque fois de la compréhension de son interlocuteur (on est d’accord jusque-là ?)
• Parler lentement pour laisser à son interlocuteur le temps d’assimiler sa réponse
• Ne pas avoir honte de dire « Je ne sais pas » au lieu de dire n’importe quoi. Preuve de sincérité et de professionalisme.

- MARQUER DES PAUSES, ALLER DOUCEMENT ET REPONDRE CORRECTEMENT EST PREUVE D’INTELLIGENCE.

3 et 4. Choisir le moment et l'endroit...

• C’est essentiel :
1. Le temps (aussi bien pour celui qui émet ou qui reçoit)
1. En fonction de ses engagements / Rendez-vous / Réunion en cours…
2. En fonction de l’humeur de la personne, il vaut mieux reporter…
3. En fonction du jour et de l’heure (éviter le lundi matin, le vendredi après-midi).
- Toujours poser la question « Est-ce que je ne vous dérange pas? ».


2.L’endroit ( donne plus ou moins d’importance au message et donc conditionne l’écoute)
1.Dans un couloir/ dans la rue vs dans le Bureau de notre interlocuteur.
2.Des choses que l’on peut demander au tél., d’autres en face à face.
3.Devant la télévision ou dans la chambre des parents.
- Pour bien passer son message, il faut choisir les conditions optimales à son émission et à sa réception.

Quand faut-il privilégier l’écrit…?

• A l’oral, beaucoup de contraintes :
1. Effort simultané d’écoute et de réception du message de 2 personnes.
2. Les 2 personnes vivent le moment et l’endroit de l’échange différemment.

-Très souvent la communication n’est pas optimale.

• A l’écrit, d’énormes avantages :
1. MOMENT & LIEU: Vous choisissez le moment et l’endroit pour écrire.
2. FORMULATION: Vous vous imposez de clarifier vos idées avant de les écrire et corrigez la formulation si elle ne reflète pas votre idée.
3. MOMENT: La personne qui lit choisit le moment & le lieu de la lecture.
4. RECEPTION : La personne qui lit se concentre à l’idée de devoir lire. On peut relire pour mieux comprendre le message.
5. GAIN DE TEMPS :La disponibilité simultanée de 2 personnes n’est pas requise d’où un gain de temps important.
6. Le récepteur et l’émetteur, peut archiver ou diffuser le message, en temps et en lieu utiles, alors que les paroles s’envolent et font l’objet de contestation.
- Pour l’échange d’information unidirectionnel, L’écrit est un bien meilleur moyen de communiquer. (1000 fois mieux!)

Astuces


Astuce N°1

Surtout bien choisir son temps et son support…

- Souvent, le récepteur n’a ni le temps, ni l’envie d’écouter ce qu’on lui raconte, encore moins les détails.
Exemple : L’appel téléphonique et la prise de rendez vous .

- Le récepteur doit d’abord confirmer sa disponibilité, faire votre connaissance, découvrir votre attendre,
- Le récepteur doit se remettre dans le bain.
- Aller à l’essentiel, puis détailler ensuite, si on nous pose la question.
- Introduire toujours le contexte ou le dossier avant de se lancer dans des explications

Astuce N°2

Positiver, positiver et toujours positiver… Faire des compliments…

Exemple : Vendre un événement, gérer un incident, présenter un invité ou une entreprise.

- Dans la communication verbale, et surtout en public, il faut éviter d’être négatif, agressif. Il faut faire en sorte d’éviter de dire les choses désagréables.
- Toujours positiver et ne jamais faire sentir un sentiment négatif.

Astuce N°3

La politique des petits pas (préparation psychologique).

Exemple : L’invitation à participer à une conférence, ou à subventionner une opération

- Commencer par demander à son interlocuteur, des choses simples qu’il est très probablement susceptible d’accepter, et demander ce que l’on souhaite vraiment à l’issue de trois requêtes acceptées
- Mettre l’interlocuteur en posture d’accepter les premières choses qu’on va lui demander…

Astuce N°4

Le sourire et la politesse : Le 4ème pouvoir…

• Flatter, faire des compliments, encourager l’interlocuteur, permet d’avoir une meilleure écoute.
• Exemple : « Comme tu viens de le dire… »
• Multiplier les « merci », même pour rien, ça fait plaisir et cela permet de beaucoup fluidifier les échanges.
• Le « Oui, tu as peut-être raison, mais… » pour dire exactement le contraire de ce qu’il vient de dire, permet de réorienter l’interlocuteur mieux que « C’est faux, tu as tort, tu te trompes… » qui braque l’interlocuteur.


Astuce N°5

Faire la différence entre la personne et le comportement.

Exemple :
« TU T’ES TROMPE. TU AS PRIS UNE MAUVAISE DECISION. TU ES NUL ».
Il vaut mieux dire, même si c’est moins juste, mais humainement plus acceptable :
« Cette décision que nous avons prise n’est peut-être pas la meilleure, elle n’a pas donné de bons résultats, il faudrait peut-être… »

Astuce N°6

Poser des questions à l’issue d’un débat

SURTOUT éviter d’exposer longuement son point de vue, en cherchant à contredire un intervenant, et sans poser de questions…
- C’est ce que fait le plus souvent un auditoire, ce qui énerve et donne une image négatif forte de celui qui intervient.
RECOMMANDATION : Prendre le temps (3/5 mn de mettre de l’ordre dans ses idées, et de formuler sa pensée en une question simple de moins de 30 s et la répéter 2 fois ds sa tête (ou l’écrire) avant de lever la main pour intervenir.
- Commencer par remercier très rapidement l’intervenant pour « la qualité de sa prestation », et poser sa question PUIS ajouter éventuellement un ou deux éléments nouveaux qu’on souhaite ajouter. Max 1mn.

Astuce N°7

Exemple :
« LE TRAVAIL QUE J’AI FAIT EST EXCELLENT, C’EST GRACE A MOI QUE… »
- Cela dérange les autres, crée des jalousies, qui vont porter tort ensuite. Il vaut mieux dire :
« GRACE A VOS CONSEILS, ET A NOS EFFORTS, MON EQUIPE ET MOI, NOUS AVONS REUSSI A FAIRE… »

- Partager avec les autres nos succès et partager avec les autres leurs échecs, pour être agréable
- Créer un sentiment de solidarité pour le succès, partager les responsabilités pour les échecs.


Rapport du séminaire fait par Mr. Mohammed BERRADA à l'EHTP le 10/09/08

vendredi 14 novembre 2008

Economie : Le Maroc face à la crise internationale ; Impact sur les différentes composantes de l'économie nationale.

I. La crise financière :


1. Une politique monétaire très souple permet l’apparition des subprimes :

Dans les années 1990, la politique monétaire très souple - c'est-à-dire des taux d'intérêt très bas - menée par le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, avait conduit à la formation d'une bulle spéculative à la Bourse de New York, notamment sur les valeurs Internet. Celle-ci avait fini par éclater au printemps de l'année 2000. Après ce krach, la politique monétaire a de nouveau été assouplie pour permettre à l'économie américaine de se relever. Après les attentats du 11 septembre 2001, les taux d'intérêt ont même été abaissés à 1 %. Cette réduction du coût de l'argent a certes permis de stimuler la consommation des ménages américains, leurs achats de logements et les investissements des entreprises. Mais elle a aussi permis aux financiers de multiplier les mécanismes d'emprunts de plus en plus sophistiqués et de plus en plus audacieux.
Depuis 2002, un nouveau crédit apparait: les prêts à surprime dits "subprimes". Les subprimes sont des prêts gagés sur le logement dont le taux d’intérêt est variable : bas au début pour attirer les emprunteurs, mais devient assez vite très élevé en fonction de la valeur du bien immobilier. Plus la maison a de la valeur, plus le taux est bas. Inversement, quand la maison perd de la valeur, le taux d'intérêt grimpe. En contrepartie les critères d'attribution sont moins stricts. Pour les créanciers (banques et organismes de crédit spécialisés), les subprimes étaient considérés globalement sûrs et rentables. Cette perception reposait sur une hausse rapide du prix de l'immobilier. Si un emprunteur ne pouvait payer, le prêteur récupérait son logement et le revendait.
Les banquiers ont donc octroyé des crédits immobiliers à des ménages aux revenus très modestes en calculant leur capacité d'emprunt sur la valeur de la maison achetée. Tant que les prix immobiliers progressaient ce système fonctionnait. Mais Lorsque le phénomène prend de l'ampleur et touche un grand nombre de ménages, la vente de leurs biens immobiliers entraîne l'effondrement de la valeur de ces biens.
"Les crédits ont agi comme des stéroïdes pour doper la croissance américaine. Mais il y a eu overdose. L'Amérique est aujourd'hui en cure de désintoxication", explique Joseph Stieglitz, économiste, Prix Nobel d'économie en 2001.

2. L’effondrement du marché d’immobilier constitue le début de la crise de 2007 aux Etats Unis :

Le marché immobilier américain s’effondre depuis le début de l'année 2007. Les ménages n'ont plus les moyens de rembourser leurs crédits, ce qui provoque la faillite des établissements prêteurs, qui n'ont plus pu se rembourser. Car même en saisissant la maison, celle-ci a désormais une valeur inférieure à celle de départ. Et ce n'est que le début du mécanisme de contamination. Les banques sont à leur tour touchées. Celles-ci avaient été nombreuses à investir dans ces établissements prêteurs, véritables mines d'or lorsque le marché immobilier était en bonne santé. Mais aujourd'hui, les fonds investis sont partis en fumée.

3. La crise se propage dans le monde entier a cause de la titrisation, début de la crise de confiance :

Pour tenter de limiter les risques des subprimes les banquiers ont eu recours à la titrisation. Ils ont transformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Concrètement, les banques ont émis des titres de dette, c'est-à-dire un papier donnant droit aux dettes. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières.
Quel est l'intérêt pour les acheteurs de ces titres ? Si l'acquéreur achète par exemple un titre de 1200 euros à 1100 euros, il sait qu'il a la garantie de recevoir 1200 euros. Or, à partir du moment où celui qui doit rembourser l'emprunt pour l'achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n'a plus aucune valeur. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse car toutes les banques étrangères, notamment européennes, se sont aperçues qu'elles possédaient des titres de subprimes qui ne valaient plus rien. Tout le monde en avait mais personne ne savait vraiment combien.
De grands établissements bancaires, comme BNP-Paribas en France ou IKB en Allemagne, ont perdu une bonne partie de leurs placements dans la crise des subprimes américains en 2007. Toutes les banques du monde étant liées par des accords financiers, la crise se propage très vite jusqu'en Asie à l'été 2007. Par ailleurs, l'annonce de la faillite de plusieurs banques outre-Atlantique a provoqué une crise de confiance sur les marchés financiers européens.
Les banques se soupçonnent les unes les autres d'être contaminées par la crise des subprimes et refusent par précaution de se prêter de l'argent. Si bien que, rapidement, certains établissements bancaires ont manqué de liquidité. Afin de pallier ce manque de liquidité, certains établissements bancaires n'ont plus qu'une seule solution : vendre leurs actions et obligations. Réagissant en nombre et sur un cours laps de temps, ces banques provoquent donc une chute brutale des valeurs boursières : l'ensemble des places boursières européennes dévissent, suivies de près par les bourses asiatiques.

4. Système bancaire au bord de l'asphyxie, seule une intervention des banques centrales apparaît comme une solution à cette tempête financière :

La banque centrale est la banque des banques dont le rôle le plus important est de refinancer les banques. L'ensemble des établissements bancaires possèdent un compte à la banque centrale. Celle-ci contrôle la création de monnaie. Lorsqu'une banque privée n'a plus assez de liquidités, elle peut s'en procurer directement à la banque centrale. C’est alors que la banque centrale prend à son compte les titres de créances de la banque privée et lui fournit en échange de la monnaie. En d'autres termes, les remboursements des créances iront directement sur les comptes de la banque centrale, en contrepartie des liquidités prêtées. Les banques centrales américaine (FED) et européenne (BCE) ont décidé d'injecter des liquidités dans le circuit monétaire afin de permettre aux banques privées de se renflouer, mais aussi d'éteindre la crise sur les places boursières. La dimension psychologique est très importante sur les marchés. Si les investisseurs ont de nouveau confiance, ils achètent et la situation se stabilise. Si au contraire, ils se mettent à vendre c'est l'effondrement.
Cependant cette monnaie injectée par la banque centrale n'existe pas : c'est elle qui la crée. Cette création de monnaie doit être continue pour être sans effet. Mais lorsque la banque centrale crée massivement de la monnaie, elle favorise l'augmentation des prix, l'inflation. Pendant l'été 2007, en seulement deux semaines, les banques centrales des pays les plus riches de la planète ont créé plus de 300 milliards de dollars pour que le marché monétaire et les places boursières relèvent enfin la tête un peu partout dans le monde. La Bourse de New York et la bourse européenne finirent par clôturer en hausse.

5. La panique gagne les marchés financiers en 2008 :

Une fois que la crise des subprimes est bien identifiée, que les banques ont revendu ces titres à risques, la crise financière était sur le point de se terminer après un dernier soubresaut fin 2007. Mais la crise est repartie de plus belle en février 2008 quand les banques ont arrêté leurs comptes annuels. Les pertes se sont avérées plus importantes que prévu : les pertes d'actifs se sont montées à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour certaines banques. C'est le cas de Citibank, qui était la première banque mondiale jusqu'à cette crise. Dès lors, la crise financière qui était d'abord une crise bancaire va se transformer en krach boursier. Les banques ont alors des pertes colossales, et comme en 2007, peinent à trouver des liquidités et ne se font plus confiance. Le marché interbancaire se grippe donc à nouveau et les valeurs boursières chutent en quelques semaines. Par exemple, AIG (numéro 1 de l'Assurance) a perdu 45% de sa valeur en une semaine et 79% sur un an. Lehman Brothers, la quatrième banque d'affaires de Wall Street, a perdu 45% de sa valeur en une seule journée et 94% sur un an. Jamais des chutes aussi vertigineuses n'avaient été constatées depuis la crise de 1929.

6. Tentative de sauvetage à coût de centaines de milliards :

Les banques centrales et les Etats tentent de venir en aide aux établissements les plus fragiles pour éviter des faillites qui auraient des conséquences très importantes sur l'économie réelle.

- Les banques centrales injectent de nouveau des liquidités pour que ces banques puissent emprunter. Mais cette solution a des limites : la création monétaire doit être fortement encadrée sinon, il y a un risque très élevé d'inflation.

- Les banques centrales récupèrent à leur compte les titres dépréciés. C'est ce qu'a fait la banque centrale américaine en mars pour sauver la banque d'investissement Bear Stearns, en récupérant 29 milliards d'actifs toxiques, et faciliter sa reprise par une autre banque JP Morgan. Là encore, cette solution a des limites. La banque centrale américaine ne peut effacer d'un seul coût des milliards de perte pour chaque banque en difficulté.

- Le gouvernement américain tente de sauver certains établissements pour éviter un effondrement de tout le système bancaire. Par exemple, Freddie Mac et Fannie Mae, deux géants américains du crédit hypothécaire, ont été placés sous la tutelle du gouvernement qui a dépensé des centaines de milliards de dollars pour sauver ces deux établissements. Seulement, le gouvernement américain ne peut sauver toutes les banques en difficulté : d'abord parce que cela coûte des milliards de dollars, et ensuite parce que cela donnerait de très mauvais signes aux marchés financiers, qui auraient l'impression de bénéficier d'une certaine impunité. Voilà pourquoi le Trésor américain a refusé de voler au secours de la banque Lehman Brothers, qui a donc fait faillite.


II. Approche des impacts probables sur les différentes composantes de l’économie nationale :


En ce qui concerne le Maroc, le système bancaire n’a pas été touché par la crise. En effet, les banques marocaines sont peu exposées aux crédits ‘subprimes' du fait que les marchés marocains n'ont pas encore goûté à ces produits sophistiqués, car, nous avons un secteur financier et bancaire déconnecté de la sphère internationale. Et pour cause. D’un côté, même les banques qui ont une présence à l’étranger ne prennent pas de risque. En Europe, elles n’agissent qu’à travers des annexes servant à collecter l’épargne alors qu’en Afrique, elles opèrent seulement en tant que banques classiques de dépôt. D’un autre côté, le Maroc peut se targuer aujourd’hui d’avoir réussi l’assainissement de ses banques, notamment celles ayant un caractère public ou parapublic. Un pas qui a conduit à une baisse sensible des créances en souffrance et à une solidification de leur assise financière. Ceci en plus de la réforme dont a fait l’objet Bank Al Maghreb et qui a permis de renforcer ses missions de contrôle et de supervision, mettant par ricochet les banques marocaines à l’abri d’une quelconque fragilité. Toutefois, une telle crise ne manquera pas d’avoir des conséquences directes sur de nombreuses filières de l’économie nationale.

1. Tourisme :

Le premier poste à supprimer en période de crise est incontestablement celui des loisirs. Et le voyage arrive en tête de liste. Le Maroc ne peut pas maintenir la cadence des arrivées de ces dernières années. Le secteur est le plus exposé vu ses interactions directes avec l’étranger. Il est même admis que les effets de la crise déteindront sur les objectifs de 2010. Plusieurs projets ont été gelés du fait que certains partenaires étrangers, ont vu leur action perdre une grande partie de leur valeur sur les marchés financiers internationaux. D’ailleurs, le Maroc n’échappera pas à la règle : les établissements d’hébergement haut de gamme, qu’ils se trouvent en Europe ou en Asie, connaîtront une décote en termes de recettes. Il en ressort que pour le tourisme de luxe, il est aisément envisageable un recul significatif. Les effets de la crise sur les recettes se traduiront par une baisse des résultats, de 10 à 15%. Résultat, transport, hébergement, restauration, artisanat et autres services sont des pans entiers de l’activité économique qui souffriront d’une contraction plus que probable. Les pouvoirs publics semblent prendre leurs responsabilités, même si les actions qu’ils envisagent de lancer laissent sceptique. Du côté du ministère, on affirme que les «préparatifs» pour contrer ce contexte sont lancés depuis une année. Par ailleurs l’activité touristique était déjà passée dans le rouge avant la crise. Les problèmes venaient des pays d’Europe, à travers des phénomènes qui diffèrent selon les marchés. Si on veut tout de même mettre une note d’optimisme au tableau, c’est la diversification dont jouit déjà l’offre marocaine qui pourrait changer la donne.

2. Immobilier :

La récession fortement ressentie à l’international ne tardera pas à déstabiliser ce secteur apparenté jusque-là à une machine à cash. Certes, nombreux sont ceux qui soutiennent que seul le segment du luxe sera impacté, mais en extrapolant, la vigilance devra tout de même être de mise, même là où le risque semblait atteindre le degré zéro. Prenons d’abord le cas le plus exposé, celui dont la demande est formulée essentiellement par la clientèle étrangère, et donc par une frange de la clientèle dont les pays d’origine sont aujourd’hui en crise. Selon des statistiques non officielles, ce segment représente moins de 10% du volume des transactions globales. Beaucoup de promoteurs ont misé sur ce segment. Pour ces promoteurs, le coup sera très dur à encaisser. Mais consentons quand même qu’il ne s’agit que d’une portion négligeable par rapport au gros du marché. Ce dernier est représenté par la demande nationale, elle aussi exposée indirectement aux effets de la crise internationale. Par quel biais ? Les entreprises exportatrices, verront leur activité baisser. Leur première réaction sera de procéder à des licenciements économiques, mettant en péril la demande intérieure. Les promoteurs ont donc eu raison de multiplier les réunions ces dernières semaines à une cadence quasi-quotidienne.

3. Marché financier :

Le gouverneur de Banque El Maghrib Abdellatif Jouahri a annoncé que l’économie marocaine reste à l’abri de la crise qui sévit actuellement sur les grandes places financières mondiales. Même s’il a tenté de nuancer ses propos, en relevant la nature des relations qui lient notre système financier à celui des pays touchés par la crise, notamment européens, son message de prudence laisse présager le pire.
Pour l’instant, depuis quelques semaines, le marché est en déconnection, une ambiance d’attentisme général. Concernant le secteur bancaire, les analyses divergent quant à l’impact de la crise financière sur le Maroc. Pour les uns, les institutions nationales n’ont pas à craindre ses effets. D’autres sont convaincus que le Maroc n’y échappera pas à moyen terme, et ce, en raison de la nature même des tours de table des banques marocaines. 4. Marocains Résidants à l’Etranger : Le témoignage de Karim Tazi, patron de Richbond. «Nous avons réalisé un été décevant. Cette saison de forte consommation a été spécialement médiocre, les MRE, qui représentent une clientèle de marque pendant les mois de juillet et août, n’ont pas dépensé cette année». Tazi n’est pas le seul à faire ce constat. Dans le secteur de l’immobilier, toutes les prévisions de vente pendant les vacances d’été sont tombées à l’eau. Le nombre d’achats opérés ont été nettement en deçà des espérances. Certains MRE seraient même en train de vendre leurs biens immobiliers au Maroc pour répondre à des besoins de liquidité de plus en plus pressants dans leurs pays d’accueil.
Qu’en est-il des transferts d’argent ? En fin juillet 2008, ils ont été de 32,5 milliards de dirhams, en hausse de 5% par rapport à la période de l’année précédente. Une tendance qui promet de s’affaiblir au vu de la baisse du pouvoir d’achat dans les pays d’accueil. De la même manière que les ménages européens sont touchés par la crise du pouvoir d’achat, les MRE seront amenés à revoir le lieu de dépense de leur ressource, ainsi, toutes les activités liées aux dépenses des MRE, notamment celles produisant des biens finis de consommation mais aussi celles liées à la construction de logements, connaîtront un net fléchissement.

5. Textile et habillement :

L’heure est grave chez les textiliens qui arrivent à peine à résister à un marasme économique installé depuis plusieurs mois. Nul doute que la crainte atteint son paroxysme dans un contexte où la situation des marchés émetteurs est préoccupante. C’est que ces opérateurs économiques savent bien ce qu’une crise économique peut provoquer comme dégâts et ce, pour en avoir fait les frais à de nombreuses reprises. Malgré cela ils se trouvent incapable d’agir face à cette situation internationale qui s’empire de jour en jour, et se contentent d’installer un système de veille et de réagir au coup par coup comme le précise Mohamed Tamer président de l’AMITH.

Si la crise financière internationale continue, des impacts sont à craindre concernant l’économie nationale. Quant à la question de savoir quand exactement le Maroc sera frappé par les effets induits de cette crise, la réponse est plutôt délicate. «Tout dépend de la durabilité de la crise, si les plans de relance parviennent à faire redémarrer les économies américaines et européennes ou non», pense Larabi Jaïdi, économiste. Tout le monde sait que nous dépendons pratiquement à 70% des pays européens. Or, les Européens vont sans doute voir leur pouvoir d’achat réduit, ou auront tout simplement par anticipation d’une aggravation de la crise. L’effet psychologique est donc un paramètre essentiel à prendre en compte, bien au-delà des différents plans de relance.


Bibliographie internet:

http://www.linternaute.com/
http://www.lematin.fr/
http://www.lemonde.fr/
http://www.leconomiste.com/
http://www.challengehebdo.com/
http://www.lematin.ma/
http://www.wikipedia.com/
http://www.politique.ma/

Vernissage de l'exposition de l'artiste peintre Khalid BAYI


Khalid BAYI, né le 28/02/1974 à SAFI, Lauréat de l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca 2001, aujourd’hui Décorateur à 2M TV, homme qui fait parler la lettre, « focalise sa démarche plastique plurielle sur les signes visuels de la calligraphie arabe, sa beauté intrinsèque et ses paradigmes esthétiques infinis. » Abdellah CHEIKH.

Son univers imaginaire est peuplé d’autant de mystères qu’il est capable de surpasser le simple tracé calligraphique et de mettre en relief l’esthétique et la sensibilité de la lettre : « La lettre pour moi est un jeu d’imagination, un recours intuitif et un appel éloquent à la liberté,… »